La télésanté transforme la réadaptation à l’Institut de cardiologie de Montréal

31 août 2026
Par le Réseau québécois de la télésanté
Chaque année, des milliers de Québécois doivent suivre un programme de réadaptation après une chirurgie cardiaque. Pour les personnes qui habitent loin de Montréal, le trajet peut représenter un frein au rétablissement. À Santé Québec - Institut de cardiologie de Montréal (ICM), la télésanté change la donne!
Séance d’exercice en salle de sport.
Image fournie par Santé Québec - Institut de cardiologie de Montréal.

Chaque année, environ 3200 interventions cardiaques réalisées à l’ICM nécessitent un suivi en réadaptation. Nous pouvons ajouter à ce nombre autour de 2000 patients qui, sans avoir subi de chirurgie, ont également besoin de réadaptation en lien avec leur condition.

Les deux tiers de ces patients habitent à l’extérieur de l’île de Montréal. Pour ces personnes, se déplacer signifie composer avec le trafic, le stationnement, les intempéries, etc. Ceci peut parfois même les amener à renoncer à une partie de leur programme de suivi qui peut nécessiter une trentaine de déplacements. C’est ici que la télésanté prend tout son sens!

Une équipe dédiée à la prévention

De tous les établissements du réseau Santé Québec, l’ICM est reconnu comme chef de file en matière de prévention des maladies chroniques au Québec. Son équipe accompagne les patients à toutes les étapes : avant l’apparition de facteurs de risque, après un diagnostic ou encore à la suite d’une intervention cardiaque. Elle offre notamment un centre d’entraînement, des consultations avec des professionnels de la santé (infirmières, nutritionnistes, kinésiologues, médecins) et des programmes de réadaptation adaptés à la condition de chaque personne suivie.

Des formules à distance pour tous les besoins

Selon sa condition et sa réalité, chaque patient peut être orienté vers l’une de ces formules :

  • Des téléconsultations individuelles avec une infirmière, une nutritionniste ou un kinésiologue, pour un suivi personnalisé de l’alimentation et de la condition physique.
  • De la téléréadaptation en petits groupes (6 à 9 personnes), en mode hybride ou entièrement à distance, toujours supervisée par un kinésiologue, avec un plan d’urgence prévu en cas de problème.
  • Un suivi autonome à domicile, pour les patients jugés suffisamment stables, avec des vidéos d’exercices et des appels de suivi réguliers.
  • Des webinaires mensuels et des conférences en ligne, pour poser des questions et échanger avec des professionnels.
  • Des capsules vidéo, que les patients peuvent revoir à leur rythme et partager à leurs proches.

L’Institut prête également l’équipement nécessaire (vélos, poids, brassards connectés) aux patientes et patients qui en ont besoin pour s’entraîner chez eux.

Des patients satisfaits et des résultats qui parlent d’eux-mêmes!

L’effet le plus marquant : depuis l’implantation de la téléréadaptation, le nombre moyen de séances suivies par patient a doublé, passant de 6 à 12. Avoir moins de contraintes liées aux déplacements veut dire plus de patients qui vont jusqu’au bout de leur programme. C’est donc un facteur clé qui favorise le rétablissement et réduit grandement les risques de récidive de la maladie.

J’ai beaucoup apprécié avoir la possibilité de participer au programme dans le confort de mon domicile. J’ai ainsi évité le stress du transport, du trafic et du stationnement, sans compter les intempéries qui rendaient parfois les routes impraticables. Je me sentais en sécurité et bien accompagnée, tout en progressant dans ma rééducation cardiaque.

Une patiente du programme

Pour un patient de Bromont, la formule par rencontre vidéo lui a évité les allers-retours à Montréal : « Pendant 12 semaines, le kinésiologue a supervisé les exercices physiques que j’effectuais chez moi, en apportant au besoin les corrections. »

En route vers un plus grand accès aux soins

L’équipe de l’ICM travaille à élargir davantage son offre de prescription d’exercices et de téléconsultation. Elle vise ainsi des patients nécessitant un suivi spécialisé, notamment ceux avec maladies cardiaques congénitales. Elle souhaite d’ailleurs étendre son expertise à d’autres régions du Québec grâce à des partenariats avec d’autres établissements de santé. Les efforts continuent pour tendre vers un meilleur accès aux services spécialisés, partout dans la province.